10 janvier 2022

ESG : COMMENT SUSTAINALYTICS ÉVALUE L’ENJEU DROIT DE L’HOMME

Par hassan Bouchachia

Selon l’enquête de Sustainalytics de décembre 2021, le textile et l’habillement ont le score de risque non géré le plus élevé pour leurs propres opérations, tandis que les entreprises du secteur des produits ménagers ont le score de risque non géré le plus élevé sur la chaîne d’approvisionnement des droits de l’homme.

Golden Agri-Resources Ltd (GAR), une entreprise intégrée de plantation d’huile de palme, est un bon exemple d’entreprise avec une gestion solide des questions de droits de l’homme.

L’entreprise a identifié les droits de l’homme comme l’un de ses problèmes les plus importants, avec un impact potentiel élevé sur l’entreprise. GAR a mis en œuvre des programmes solides pour lutter contre les abus des droits de l’homme et effectue une évaluation régulière des risques liés aux droits de l’homme en surveillant ses performances sur ce sujet, y compris les enquêtes sur les incidents et la garantie du bon fonctionnement des mécanismes de réclamation pour signaler les fautes.

Autre exemple soulevé par l’enquete de Sustainalytics, les produits de luxe. La Compagnie Financière Richemont SA (Richemont), un conglomérat suisse de produits de luxe, est un exemple d’entreprise ayant des pratiques de pointe dans l’intégration de l’enjeu droits de l’homme dans sa chaîne d’approvisionnement.

S’appuyant fortement sur des matières premières comme l’or, les diamants et d’autres métaux précieux, qui sont souvent liés à des violations des droits de l’homme, l’entreprise s’engage à résoudre les problèmes de la chaîne d’approvisionnement.

Par exemple : le déploiement du Code de conduite des fournisseurs, un ensemble de conditions préalables obligatoires permettant à Richemont de faire affaire avec ses fournisseurs. Le Code aborde des questions pertinentes telles que le salaire minimum vital, le travail des enfants, le travail forcé, les châtiments corporels ou la discrimination.

Les filiales du groupe ont l’obligation d’opérer des due diligence dans leurs chaînes d’approvisionnement respectivement sur la base du Processus de Kimberly (un système de certification international). Mieux, l’obligation s’applique aux fournisseurs de niveau 1 et de niveau 2.

Le Conseil d’Administration de la société, avec le directeur financier et le directeur de développement durable, sont directement responsables des questions liées aux droits de l’homme. Cette priorisation de l’enjeu Droit de l’homme a amené l’entreprise à renforcer sa diligence raisonnable sur ce sujet.

Source : SUSTAINALYTICS